transformation hormono-chirurgicale

Établi autour d’une pratique initiée il y a plus de vingt ans par un psychiatre (Pr J. Breton), un endocrinologue (Pr J.P. Luton) et un chirurgien (Pr P. Banzet), ce protocole est celui de l'équipe parisienne de prise en charge du transsexualisme. Il guide l’évaluation d’une demande de transformation hormono-chirurgicale (THC), il suggère les bilans à pratiquer et recommande une pratique collégiale. Il n’a aucune base légale et il n’est pas définitif mais susceptible de révisions. Il ne repose actuellement que sur l’expérience des praticiens qui l’ont établi, mais il semble reconnu par la Sécurité Sociale, le Conseil de l’Ordre des Médecins et les Tribunaux.

Il est soumis au « candidat transsexuel » par le premier membre de l’équipe qu’il consulte. Ce premier contact, d’une grande importance, permet de préciser d’emblée les conditions et la finalité de cette évaluation. Le patient est averti qu’il s’agit avant tout d’une démarche diagnostique, à la fois médicale et psychologique, qui consistera à préciser les caractéristiques de sa dysphorie de genre, la nature de celle-ci et ses éventuelles conséquences psychosociales. Il est également averti que, durant cette période d’observation d’au moins deux années, il ne sera pris aucune décision thérapeutique susceptible d’avoir des conséquences irréversibles. Sont donc proscrits jusqu’au terme de cette période, les prescriptions d’œstrogènes chez les hommes, de testostérone chez les femmes, et toute intervention chirurgicale destinée à modifier les caractères sexuels du sexe biologique d’appartenance (par exemple : mammoplastie, modifications de l’architecture faciale…). Si, à l’issue de cette évaluation, il est établi que le patient présente un syndrome transsexuel primaire générant une souffrance psychique chronique et entraînant un retentissement socio-professionnel et affectif majeur et que la THC apparaît comme la solution thérapeutique la plus adaptée, après échec d’autres moyens thérapeutiques, en particulier psychothérapiques, l’équipe pluridisciplinaire s’engage à en faciliter sa réalisation et à proposer un suivi et un accompagnement dans les meilleures conditions possibles.

Certains transsexualismes, d'installation tardive, parfois après plusieurs années de vie conjugale, entrent dans le cadre de transsexualismes dits "secondaires". Les critères d'évaluation en vue d'une éventuelle THC tiennent alors le plus grand compte de l'entourage familial. 

IL EST INUTILE DE  PRENDRE UN RENDEZ-VOUS DE CHIRURGIE ou D'ENDOCRINOLOGIE TANT QUE LE DIAGNOSTIC DE TRANSSEXUALISME N'A PAS ÉTÉ ÉTABLI PAR UN DES PSYCHIATRES DE l'ÉQUIPE


 

 

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